Davida, la variété idéale pour une belle fin de saison !

Producteur de concombre dans le Loiret, Frédéric Transon a essayé Davida en 2ème culture. Séduit, et même surpris par son comportement en deuxième partie de culture, ce dernier décrypte les atouts de la variété et fait le pari de résultats encore meilleurs en 2019. 

Frédéric Transon est associé avec Jean-Michel Gallier depuis 2001. Ensemble, ils gèrent 4,2 ha de serres situées sur la commune d’Ouvrouer les Champs, dans le Loiret. L’installation de Frédéric Transon sur l’exploitation familiale remonte à 1984, époque où il travaillait avec son père décédé en 1992. 
En 2001, l’entreprise se spécialise dans la culture de clématites d’intérieur et investit progressivement dans de nouvelles serres, jusqu’à la crise de 2008-09. Cette dernière amène les dirigeants à faire des choix : soit ils restent dans la fleur en se diversifiant, soit ils s’orientent vers les cultures de tomate et concombre. Aujourd’hui, l’EARL Transon cultive 1,2 ha de tomate cerise et 3 ha de concombre en hors-sol (1 ha sur laine de roche, 1 ha sur fibre de bois, 1 ha sur coco). L’objectif de produire uniquement sur substrats organiques sera atteint en 2019.
Les surfaces de concombre sont entièrement conduites en parapluie, avec trois cultures annuelles sur un tiers de la surface, et seulement deux cultures sur le reste. Dans ce dernier cas, la première culture va de début Janvier à mi-Juin, la seconde de mi-Juin à début Octobre. 

Belle surprise en août
C’est en seconde culture que la variété Davida a été mise en place pour la première fois cette année, sur une surface de 4 000 m2 conduite sur substrat de laine roche. « Les variétés prometteuses en nombre de fruits sont nombreuses, celles qui répondent aux attentes en termes de qualité sont plus rares », souligne F. Transon qui avait eu de ce point de vue des avis très positifs sur Davida. « La bonne surprise est arrivée en août et s’est confirmée en septembre, avec des fruits de qualité et un nombre de pièces très satisfaisant. » Pourtant, en juin et juillet, la plante avait démarré lentement. Avec des températures exceptionnellement élevées et une forte luminosité, la variété a également montré une assez nette sensibilité aux brûlures de tête sur cette période. « Mais les plantes se sont toutes bien rétablies, pour donner le meilleur d’elles-mêmes en deuxième partie de culture », ajoute F. Transon. 

Sans montrer une très forte priorité à fructifier en début de culture, Davida est une plante qui exprime au départ une tendance plutôt générative. Sur la tige, les entre-nœuds sont assez courts, le feuillage est dense sans être trop compact. Les plantes sont faciles à travailler et ne cassent pas. Lorsque les axillaires entrent en production, Davida bascule vers une croissance végétative et s’équilibre. « Davida est une variété particulièrement bien adaptée à la conduite en parapluie », affirme F. Transon. 

De très beaux fruits sur les axillaires
La production a démarré en douceur avec 7 à 8 fruits de tige, avec des fruits d’en moyenne 30cm de bonne qualité et d’un vert soutenu. « Un niveau de production suffisant pour que les plantes et les racines ne soient pas trop sollicitées en première partie de culture et puissent assurer une belle production sur une période longue », témoigne F. Transon qui constate une amélioration de la productivité et de la qualité des fruits (plus longs et plus foncés) pour les récoltes sur branches. « Contrairement à d’autres variétés, Davida ne s’essouffle pas en cours de culture, au contraire… »

La résistance aux maladies, et en particulier à l’oïdium, est un atout supplémentaire pour la longévité de la culture. Avec un objectif Zéro Résidu de Pesticides (label ZRP), F. Transon apprécie la panoplie de résistances qu’offre Davida, même si cette année il a dû intervenir mi-août pour gérer une attaque d’acariens. En 2019, le producteur a l’intention de doubler ses surfaces de Davida, au détriment de variétés plus productives, mais beaucoup moins endurantes et plus exigeantes en main d’œuvre. « Malgré les conditions de canicule de cet été, Davida a démontré un fort potentiel pour des plantations en 2ème culture, d’autant que ses marges de progrès sont importantes, dans le cas d’une météo plus clémente en juin et juillet d’une part, et d’autre part grâce à une intervention de taille ciblée à positionner début août potentiellement », conclut F. Transon. 

Davida résistances:

HR:         CVYV/Ccu/Cca/Px
IR:          CGMMV/CMV